Le capitalisme porte la guerre. Les luttes sociales construisent la paix !

Le chef d’état major des armées de Macron veut nous préparer à leur guerre
C’est devant le congrès des maires de France que le plus haut gradé du pays a lâché sa bombe : il nous faudrait accepter de « nous faire mal » et « de perdre nos enfants ». Voilà leur projet : du sang et des larmes.
Une diversion pour tenter de nous faire oublier que la guerre, ils nous la font déjà… la guerre sociale ! Une diversion pour ne pas poser la question de l’alternative radicale à leur système de domination des corps, des esprits, de nos vies. La seule issue qu’ils veulent nous imposer est celle du conflit armé… une vieille ficelle ressortie à chaque fois que leur monde vacille !
Leur guerre sociale, nous la subissons déjà tous les jours : se soigner, se nourrir, c’est de plus en plus difficile pour de plus en plus de gens; défendre et améliorer nos services publics pour répondre aux besoins des populations, défendre et améliorer nos conditions de travail et de vie, lutter contre les suppressions de postes et les révocations… Et s’opposer à ces employeurs territoriaux qui font de nous les variables d’ajustement de la pénurie budgétaire due aux cadeaux fiscaux des gouvernements successifs aux actionnaires et patrons, est une nécessité absolue.

Le budget 2026 accélère la guerre sociale qu’ils nous mènent.
Ce discours de « va t’en » guerre permet de justifier l’augmentation des budgets militaires, de 7 milliards dans le projet de budget 2026. Avec le maintien des aides aux plus riches (à minima 211 milliards par an), c’est bien la seule ligne budgétaire qui n’est pas attaquée.
Pour le reste, bien que l’on ne puisse pas dire avec certitude si un budget sortira des assemblées, ils veulent s’en prendre à tout ce qui fonde la solidarité, aux services publics (- 5 à 8 milliards pour nos collectivités), aux plus pauvres d’entre nous pour mieux préserver les gargantuesques richesses d’une petite bande de privilégiéEs.
Comme avec la réforme des retraites et le 49.3, le gouvernement pourrait passer par ordonnances, sans les maigres résistances exprimées et votées au parlement et sans débats démocratiques.
Pendant ce temps, les le Pen et autres extrémistes de droite se tiennent en embuscade, dans une totale imposture laissant croire qu’ils et elles entendent la souffrance de ceux et celles d’en bas alors qu’ils/elles ont voté contre toutes les mesures susceptibles d’amortir les conséquences de la politique macroniste. C’est flag’ !! L’extrême droite sert les intérêts des riches !
C’est à nous de leur faire la guerre
Une date de mobilisation est posée dans le paysage par les directions syndicales, le 2 décembre. Une date qui vient s’ajouter au 10 septembre, 18 septembre… La colère, aussi forte qu’elle puisse être exprimée dans la rue, n’a visiblement plus aucun impact. Cela ne constitue pas la construction d’un rapport de force durable et susceptible de transformer nos vies quotidiennes. Les directions syndicales ne proposent aucune perspective qui tienne compte de ce constat.
Notre colère sociale ne doit pas attendre telle ou telle date pour s’exprimer. Elle ne se décrète pas et surtout pas en dehors des lieux de travail.
Notre tâche aujourd’hui est de convaincre que nous, agentEs du service public, citoyenNE, sommes les seulEs à pouvoir les arrêter, nous sommes les seulEs à pouvoir décider comment nous organiser et à porter nos aspirations : la fin de l’exploitation, la fin de la misère, la fin de la crise climatique, la fin des guerres…
Alors, pour ce qui nous concerne, le 2 décembre après midi, nous serons disponibles dans le local syndical (au Nouveau Forum à Lille – salle E118) et nous invitons toutes celles et ceux qui souhaitent discuter avec nous de la situation et de la manière dont on peut s’organiser ici à venir partager un café, un thé…
« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. » – Paul Valéry