Grande Enquête 2026 sur nos conditions de travail au Département du Nord

Pourquoi ?
Une dégradation continue des conditions de travail depuis plus de 10 ans
Dès 2014, notre organisation syndicale, représentée au CHSCT (maintenant appelé formation spécialisée HSCT) depuis 2009 et dépositaire de nombreuses interpellations inquiétantes sur la dégradation de l’état de santé des collègues, décide d’objectiver cette perception empirique.
Nous organisons une 1ere enquête sur les conditions de travail et les résultats obtenus à l’époque, déjà fort interpellants, orientent notre action syndicale et toutes nos interpellations de l’exécutif de l’époque, pour tenter de prévenir, de contenir et/ou d’endiguer les dégâts engendrés par la logique budgétaire à l’œuvre.
En 2017, dans le cadre de « l’observatoire du stress et de la mobilité forcée au département du Nord » que nous décidons de créer dans la filiation assumée de l’observatoire de France Télécom (qui est à l’origine de l’action en justice qui a conduit à la condamnation des dirigeants de l’entreprise), après une vague massive de réorganisations aux conséquences délétères et la mise en place, dès 2015, d’une politique austéritaire brutale, nous décidons de remettre en place une nouvelle enquête et de l’étoffer.
Nos observations semblaient démontrer que le niveau de détresse s’était largement aggravé, et en effet, en 3 ans, la quasi-totalité des indicateurs mis en avant s’étaient très lourdement dégradés, pour certains de manière catastrophique.
Déjà à l’époque le contraste entre l’état des lieux réalisé et la petite musique que l’exécutif s’obstinait à jouer « tout va bien dans le meilleur des mondes » était saisissant !!
Face aux résultats catastrophiques de notre enquête, à laquelle de très nombreux collègues avaient répondu, SUD avait demandé (comme la réglementation le prévoit) un CHSCT exceptionnel exclusivement consacré à cette question de la dégradation de la santé et de la sécurité au travail des agents départementaux. Sans aucun doute pour continuer à mettre la poussière sous le tapis et refuser d’assumer ses responsabilités, l’exécutif a refusé de se soumettre à son obligation légale et ce n’est qu’en 2020 que le tribunal administratif reconnait la légitimité de notre revendication et ordonne la tenue de ce CHSCT !! Qui n’a jamais eu lieu.
Un contexte de travail encore plus dégradé et l’état de santé des collègues qui nous alertent
Aujourd’hui, l’intensification du travail est massive, les arrêts maladie sont en augmentation exponentielle, les CDD démissionnent, les déclarations de danger grave et imminent se multiplient, le management bêtement gestionnaire et souvent brutal se retrouve partout, etc.
Plus aucune équipe n’est épargnée et les agents départementaux expriment la perte de sens de leurs missions,leur détresse, il n’y a plus grand monde qui souhaite venir bosser au département !
Il est grand temps, qu’une nouvelle fois, nous vous redonnions la parole pour nous/vous permettre d’analyser de manière systémique ce qui nous arrive. Il est nécessaire de sortir de l’isolement qui nous rend malade et détruit jusqu’à notre motivation à contribuer au service public.
Nous vous invitons donc fortement à répondre au questionnaire que nous avons construit qui pourra nous permettre de faire une nouvelle photographie de la réalité des conditions de travail au département mais aussi de les comparer avec les résultats de 2017.
C’est cette réalité et non pas le vernis institutionnel toxique qui doit guider notre action syndicale !